L’AUTOMATISATION DU BATIMENT

Publié le par fritih

Management en réseaux, atomisation des structures de responsabilité : l’entreprise moderne est devenue une structure vivante, capable de mutations rapides. Le bâtiment n’échappe pas à cette réflexion.

 

Après les bureaux « nobles » en pierres de taille, implantés dans les beaux quartiers, les premiers immeubles tours sont apparus à la fin des années 50; le personnel y travaillait dans des bureaux paysagers, mais mal adaptés aux habitudes d’antan. L’informatique y faisait cependant ses premières timides apparitions. Des tours de moindre hauteur, aux espaces communs réduits, ont constitué une troisième génération d’immeubles de bureaux, où une plus grande attention était portée aux contraintes des systèmes d’information.

 

Le constat que les entreprises étaient pénalisées dans leur évolution quotidienne par des structures et des immeubles trop rigides a débouché sur une nouvelle réflexion portant sur les immeubles dits de « quatrième génération » ou « immeubles intelligents ».

 

C’est autant l’importance croissante des systèmes d’information que l’inflation des prix immobiliers qui ont provoqué l’accélération des mouvements internes et les transferts des sièges sociaux: on considère aujourd’hui qu’un poste de travail interne bouge en moyenne tous les quinze mois et qu’une structure déménage tous les huit ans.

 

L’immeuble intelligent est conçu dans cette optique de réaménagement fréquent qui conduit à rechercher, outre une implantation rigoureusement modulée, une flexibilité supplémentaire dans la répartition des puissances d’éclairage, de chauffage et de ventilation, mais aussi dans la distribution des réseaux de puissance électrique, de télécommunication et des installations de gestion technique de bâtiment. L’utilisateur cherche à réduire au maximum ses charges d’exploitation, à mieux utiliser les surfaces, à accroître la productivité tertiaire, à motiver d’avantage le personnel par une meilleure qualité de vie au travail.

 

S’il est vrai que l’immeuble intelligent constitue une dimension supplémentaire du management, les techniques à mettre en oeuvre ne sont pas sans influence sur la manière de construire. L’intelligence d’un bâtiment ne se mesure pas en mètres de câbles installés, mais le bâtiment de la quatrième génération doit être conçu de manière à accueillir toutes les nouvelles techniques. C’est le métier des bureaux d’ingénieurs-conseils en automation du bâtiment.

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Publié dans Gestion Technique

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