la Qualité d'air Intérieur : recommandations sur les installations de ventilation

Publié le par FRITIH Mouffak

La qualité de l'air que nous respirons dans les intérieurs que nous fréquentons tous les jours 22 heures sur 24 (logements, bureaux, transports…) est reconnu aujourd'hui comme un enjeu de santé publique qui a des répercutions sur le plan énergétique et environnemental.

Il faut noter que les polluants (humidité, bioeffluents, composé organiques volatils (COV) et aldéhydes, radon, allergènes de chien, de chat, d'acariens) sont présents en grand nombre dans nos intérieurs. Qu'ils soient émis par les occupants, par les matériaux du bâtiment ou de l'ameublement, ils ont un impact reconnu sur la santé des occupants (salibrité, allergies, irritation…) et la conservation du bâti (moisissures, condensation…). Même s'ils sont moins nombreux en concentration, les polluants extérieurs (pollution atmosphérique) existent. Ils sont généralement liés à la circulation automobile ou le radon émis par le sol.
Une bonne Qualité d'air dans les logements est assurée par la mise en œuvre et l'entretien d'un système de ventilation performant qui ne trouble pas le confort des occupants (bruit, courants d'air..) dont les fonctions premières permettent d'assurer :

- l'apport d'air neuf dans les pièces principales (séjour, chambres…),
- l'extraction des polluants dans les pièces humides (cuisine, salle de bains…)
- ainsi qu'un fonctionnement permanent par balayage de l'air des pièces principales (pièces les moins polluées) vers les pièces de humides (pièces à pollution spécifique) afin d'éviter tout transfert de pollution.

La performance du système de ventilation provient certes des composants (entrées d'air, bouche d'extraction, réseau, ventilateur) et technologies (simple flux autoréglable ou hygroréglable, double flux…) retenus mais aussi du bâti. En effet, plus un bâtiment est étanche et plus la performance d'un système pourra être démontrée et appréciée. Ainsi, un travail soigné sur l'étanchéité du bâti doit être apporté lors de la construction ou de la rénovation pour garantir l'optimum des performances du système de ventilation. Cela aura pour effet d'éviter tout court-circuitage de l'air (traversant) et de maîtriser le renouvellement d'air et donc de limiter par la-même les dépenses énergétiques qui lui sont imputables. On sait que la maîtrise de qualité de l'air intérieur par la ventilation représente en moyenne 30 % du coût énergétique pour le chauffage d'un bâtiment. Attention : Augmenter les débits de ventilation tend à améliorer le niveau de qualité d'air mais ne permet pas de régler le problème de pollution si la source n'est pas traitée.

Il est bon de rappeler qu'un système de ventilation couplé ou non à un système de chauffage et/ou de conditionnement d'air provient de l'assemblage de nombreux composants nécessaires pour assurer les différentes fonctions de circulation de l'air (ex : conduits…), de filtration, de chauffage, de refroidissement…, et qui souvent pour des raisons de dimensionnement, d'installation ou d'entretien sont susceptibles de provoquer ou d'accentuer une mauvaise qualité d'air.



fonctionnement d'un système de ventilation simple flux

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