Interclima+Elec : cap sur les énergies renouvelables

Publié le par FRITIH Mouffak

L'amélioration de 15 % des performances énergétiques des bâtiments neufs souhaitée par la RT 2005 passe par le recours plus systématique aux chauffe-eau solaires, aux chaudières bois et aux pompes à chaleur, intégrées dans les systèmes de référence. Le salon Interclima+Elec qui s’ouvre à Paris jusqu’au 20 janvier est un bon baromètre d'une offre nouvelle.

La RT 2005, réglementation thermique applicable aux bâtiments neufs, devrait être publiée au cours des prochaines semaines. Ses priorités : améliorer d'au moins 15 % la performance énergétique des bâtiments neufs, favoriser les énergies renouvelables et limiter le recours à la climatisation, notamment par la conception bioclimatique des bâtiments.

Une conception optimisée
"Le renforcement des exigences n'est pas uniformément de 15 %", précise Sylvie Caffiaux, chargée de mission RT 2005 à la DGUHC du ministère du Logement. Ainsi, sur le bâti, la priorité est donnée au traitement des ponts thermiques. Du côté des équipements, l'accent est mis notamment sur la réduction des déperditions de ventilation ; la chaudière basse température devient la chaudière de référence, de même que les panneaux rayonnants en chauffage électrique.
La conception bioclimatique est valorisée notamment par la prise en compte des apports solaires. L'orientation des baies est considérée dans le calcul. Ainsi, la maison individuelle de référence présente une surface de baies correspondant à 1/6 de la surface habitable et elles sont orientées pour 40 % au sud et 20 % à l'est, 20 % à l'ouest et 20 % au nord. L'inertie réelle des bâtiments est également intégrée.
La RT 2005 prévoit, par rapport à la RT 2000, une réduction des consommations d'énergie pour l'eau chaude sanitaire de 20 % dans une maison individuelle et de 10 % dans un immeuble collectif chauffé à l'électricité. Un moyen détourné pour inciter à l'usage d'énergies "gratuites" qui complètent les énergies traditionnelles comptabilisées dans la consommation. Ainsi la maison individuelle de référence se trouve-t-elle équipée de 2 m2 de capteurs solaires thermiques et l'immeuble collectif électrique de 1 m2 de capteurs par appartement. Par ailleurs, les chaudières à bois et les pompes à chaleur sont intégrées dans des systèmes de référence et l'énergie photovoltaïque produite est déduite du calcul de la consommation.
Côté climatisation, la RT 2005 distingue deux catégories de locaux. Pour les uns (CE1), le refroidissement n'est pas jugé indispensable et la référence est un bâtiment seulement chauffé ; ces locaux doivent respecter des exigences de confort d'été. Pour les autres (CE2), situés dans une zone climatique chaude et exposés au bruit, donc difficiles à refroidir en ouvrant les baies la nuit, la consommation de référence inclut la consommation de refroidissement.
Etape suivante, la RT 2010 poursuivra l'intégration des énergies renouvelables et renforcera encore les exigences de performance des composants.

Quelques nouveautés de la RT 2005
- Consommation d'énergie primaire exprimée en kWh/m2.an
- Introduction d'une consommation maximale
- Indicateur de CO2, en kg de CO2/m2.an
- 8 zones climatiques
- 2 catégories de locaux : CE1 respectant le confort d'été sans rafraîchissement, CE2 climatisés en référence

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Publié dans Energie

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