La CGT veut une autre commission sur les tarifs de GDF

Publié le par FRITIH Mouffak

La CGT a pris acte de la décision du gouvernement d'empêcher une hausse des tarifs de Gaz de France au 1er janvier mais a mis en garde contre un relèvement en avril et a souhaité la constitution d'une commission composée d'élus, d'associations de consommateurs et de syndicats. Dans un communiqué, la Fédération Mines-Energie de la centrale (FNME-CGT), majoritaire dans l'entreprise, dit craindre une hausse de 15% au 1er avril. Elle "maintient que le niveau des hausses prévues ne vise pas à répercuter les coûts d'approvisionnement mais de permettre le doublement des dividendes d'ici 2007, comme l'entreprise et le gouvernement se sont engagés dans le document de l'AMF lors de l'introduction en Bourse. Il s'agit donc de passer de 420 millions d'euros à 840 millions, ce qui est considérable puisque pour dégager 1 euro de dividende supplémentaire, il faut créer 4 euros de marge". La CGT dénonce la récente création d'une commission composée, selon elle, d'élus UMP et d'un expert favorable à la libéralisation du secteur. Cette commission "n'aura donc d'indépendant que le nom et l'on connaît, dès maintenant, sa conclusion". Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, et son ministre délégué à l'Industrie, François Loos, avaient indiqué le 16 décembre qu'ils avaient confié à trois personnalités - Bruno Durieux, inspecteur général des finances, Bernard Brochand, député UMP, et Jean-Marie Chevalier, universitaire et spécialiste de l'énergie - une mission d'analyse du marché du gaz. "La FNME CGT n'est pas opposée à la répercussion des coûts d'approvisionnement à partir du moment où ceux-ci sont transparents et vérifiables démocratiquement. C'est pour cette raison qu'elle revendique la création d'une commission composée d'associations de consommateurs, d'élus et de syndicats".
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Publié dans Energie

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