Réforme de Qualibat : plus d'indépendance...
| "La réforme de Qualibat a pour principal objet de lui donner une totale indépendance. C’est la garantie d’une amélioration pour les entreprises, pour la maîtrise d’ouvrage et pour la maîtrise d’œuvre", s’est réjoui le président de Qualibat Pierre Chemillier, en présentant le nouveau visage de l’organisme de qualification. Une réforme soutenue et adoptée par les grandes organisations professionnelles du secteur, et notamment la FFB dont les liens historiques avec Qualibat sont pourtant très forts. |
Depuis plus de 50 ans, Qualibat aide les prescripteurs et maîtres d’ouvrage à sélectionner les entreprises les plus adaptées à leurs projets. Mais sa mission s’inscrit désormais dans un contexte marqué par la multiplication des labels de qualité, la libéralisation de la commande publique, la construction de l’Europe, l’internationalisation des marchés ou la "judiciarisation" de notre société… De plus, la norme NF X50-091 publiée début 2005 définit les exigences relatives au fonctionnement des organismes de qualification. Et Qualibat, qui a beaucoup travaillé à son élaboration, se devait de se conformer à cette norme qui demande que ces organismes soient responsables, impartiaux et indépendants. Décidée à l’unanimité de ses membres, la réforme vise à donner à Qualibat les moyens de mieux remplir sa mission au service des acteurs de la construction. Il s’agit de mieux répondre à leurs attentes et de renforcer la confiance qu’ils accordent à son certificat. Cette réforme est articulée autour de trois axes :
Pour entériner cette réforme, un protocole a été signé entre le Ministre de l’Équipement et les organisations professionnelles membres de Qualibat. Seule la CAPEB, qui avait pourtant participé aux travaux de cette réforme et l’avait adopté, n’a pas signé. Raison de ce refus : l’article 5 qui demande aux organisations "de ne pas concevoir ou soutenir, à compter du 1er janvier 2008, tout dispositif ou prestation aux entreprises qui pourrait être de nature à faire concurrence à Qualibat". La CAPEB voit dans cet article une demande d’abandon de son CIP (Certificat d’Identité Professionnelle). "Nous ne pouvons que regretter cette abstention de dernière minute de la CAPEB. Nous souhaitons qu’elle signe un jour ce protocole et contribue ainsi au plein succès de la réforme de Qualibat", précise Pierre Chemillier. |
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