Le CES se penche sur la performance énergétique des bâtiments

Publié le par FRITIH Mouffak

Saisi en décembre 2005 par le Premier ministre, le Conseil économique et social (CES), assemblée constitutionnelle consultative, a présenté mercredi un projet d'avis suggérant une série de mesures à l'adresse des pouvoirs publics, entrepreneurs, fournisseurs d'énergie et particuliers.

Le Conseil économique et social préconise un effort immédiat pour améliorer la performance énergétique des bâtiments afin d'endiguer les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur.
L'habitat résidentiel, tertiaire ou commercial, représente à lui seul 19% des émissions de gaz à effet de serre en France et cette part n'a cessé d'augmenter ces dernières années, selon la Mission interministérielle de l'effet de serre.
Dans son avis, le CES recommande à l'Etat, sans chiffrer l'effort, d'accélérer la recherche, d'encourager la formation des métiers du bâtiment aux nouvelles technologies et sources d'énergies alternatives et de stimuler le développement de celles-ci.
Il attire également l'attention sur la "cohérence" de l'habitat et de l'urbanisme, afin de limiter l'étalement des villes: les maisons individuelles sont plus gourmandes en énergie que l'habitat vertical et surtout, nécessitent plus de transports (conjugués, habitat + transports représentent 45% des émissions de gaz à effet de serre).

Le rapporteur du Conseil, Paul de Viguerie, a également souhaité une révision de la politique de crédit d'impôt, "qui encourage le changement de chaudière et néglige l'isolation extérieure et la ventilation" des logements.
Sans détailler la répartition des efforts d'investissements, M. de Viguerie a estimé qu'"à un moment donné, il faudra y passer: propriétaires ou locataires, tous les occupants de logements vont devoir payer un peu plus, tout comme l'Etat, les fournisseurs d'énergie et les entreprises".
Il a cependant noté les "19 mds EUR de chiffre d'affaires de la Fédération des promoteurs et constructeurs immobiliers et les 19 mds EUR de la fiscalité pétrolière", qu'il a opposés aux "600 à 700.000 EUR que l'Etat consacre aux économies d'énergie".

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Publié dans Energie

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