Cycle de vie

Publié le par FRITIH Mouffak


La valeur ajoutée d’une gestion technique de qualité se situe dans le respect des normes environnementales et de sécurité. Pour davantage d’efficacité, l’outil informatique joue un rôle grandissant dans l’organisation et la planification des opérations de maintenance.

Le facteur temps jour un rôle majeur dans l’entretien et la gestion des bâtiments. De plus en plus souvent, architectes, ingénieurs et développeurs conçoivent un nouvel immeuble (ou une rénovation lourde) en tenant compte du total des coûts engendrés par son exploitation durant l’entièreté de son cycle de vie. Dans le jargon des professionnels, cela s’appelle le "total life cycle cost"."Concevoir un bâtiment en fonction des coûts sur l’ensemble de son cycle de vie est une solution de bon sens. Elle permet de chiffrer le coût total et de planifier les dépenses sur le long terme. On parle aussi de ‘life cycle costing’. Dans l’idéal, il faut aussi tenir compte du coût important lié au démantèlement des activités à la fin de la vie de l’immeuble".

 

 

Concevoir à long terme !

 

Voilà pour la théorie. En pratique, l’on constate que de plus en plus de bâtiments sont construits avec pour seul souci d’obtenir le prix de départ le moins cher possible. Le retour sur investissement est maximisé dans une optique de court terme. Si, auparavant, une installation technique pouvait être amortie en 5 ans, ce délai est aujourd’hui ramené à 3 ans, voire moins. Le manager est constamment sous pression et sa rémunération dépend de résultats à court terme; il adapte donc sa stratégie immobilière en conséquence. Parallèlement, le concepteur d’un projet n’est pas suffisamment récompensé pour les épargnes à long terme qu’il réussit à dégager. "En matière de gestion des installations techniques, l’approche devient de plus en plus consumériste. On remplace souvent trop vite; or, cela vaut la peine de les maintenir en bon état plus longtemps car, une fois qu’elles sont amorties, c’est tout bénéfice pour l’entreprise. Le coût de maintenance augmente pour des installations relativement âgées et la fréquence des pannes peut s’accroître. "Tout dépend des performances que l’on attend de ses installations".

 

 

Valeur ajoutée

 

La valeur ajoutée d’une maintenance de qualité se situe dans le respect des normes environnementales et de sécurité. Dans le domaine du chauffage par exemple, les installations doivent être réglées par des sociétés spécialisées et le contrôle doit être effectué par un organisme indépendant, afin d’optimiser la consommation d’énergie, tout en assurant une parfaite maîtrise des émissions polluantes. L’outil informatique joue un rôle grandissant dans l’organisation et la gestion des opérations de maintenance. Encore faut-il pouvoir intégrer le logiciel dans le système informatique global de l’entreprise. Je  note que la plupart du temps, l’outil informatique n’est pas suffisamment utilisé : "Il est possible de publier des tableaux de bord avec un historique suffisant qui permettraient de détecter les sources de frais. L’informatique permet aussi de déterminer le coût précis de chaque poste spécifique : le chauffage, les ascenseurs, le système d’air conditionné, etc. L’on pourrait ainsi avoir une vision détaillée des dépenses". Cela est d’autant plus utile que les nouvelles normes comptables IFRS n’acceptent plus des dépréciations globales d’actifs. Il faut désormais être plus précis en cas de dépréciation d’actif. Ces normes comptables sont imposées depuis le 1er janvier 2005 aux 7.000 sociétés européennes  qui ont des comptes consolidés.

 

 

Sous-traitance…

 

Avec la pression qu pèse sur leurs épaules, les entreprises veulent s’assurer de la disponibilité de leurs équipements. Elles désirent aussi une assurance quant à la qualité de l’exécution traitant, l’entreprise cliente peut définir des SLA ou "service level agreement", véritable engagement de qualité de la part du prestataire de services. Dans le domaine informatique, par exemple, le SLA établit des seuils garantis quant à la disponibilité des logiciels et du réseau, la vitesse de transfert des données, les délais maximum d'interruption, la fréquence des "back-up", les délais de restauration des données et des applications, la performance et la sécurité du système, et les procédures de contrôle de ces éléments. En cas de non-respect des seuils fixés dans le  cadre du SLA, des indemnités forfaitaires sont automatiquement dues au client par le prestataire. En outre, le sous-traitant effectue un "reporting" détaillé et dans des délais prédéfinis. Sur cette base, l’entreprise peut évaluer la situation et demander d’apporter les corrections nécessaires. Tout cela se passe dans le cadre de contrats globaux pluriannuels. Dans l’industrie, on constate que les tâches de maintenance confiées à des sous-traitants sont en général plus ponctuelles.

 

Je mets en garde les entreprises contre la tentation de reporter les opérations de maintenance

 

nécessaires : "Souvent, le fait de reporter une tâche coûte au final plus cher, car cette opération ne peut de toute façon pas être supprimée". Le marché de la sous-traitance affiche aujourd’hui des prix raisonnables.

 

 

 

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Publié dans Facility-management

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