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Energie

Vendredi 17 juin 2005
De nouveaux modèles informatiques montrent comment des nanotubes de carbone associés à du titane ou à d'autres métaux de transition peuvent verrouiller des molécules d'hydrogène en nombre plus que suffisant pour les stocker efficacement. Une aptitude particulièrement intéressante pour développer à long terme des réservoirs de ce carburant, alternative non polluante à l'essence.

Le théoricien Taner Yildirim du NIST (National Institute of Standards and Technology) et le physicien Salim Ciraci de l'université de Bilkent en Turquie ont présenté leurs résultats "inattendus" dans l’édition en ligne des "Physical Review Letters".


Selon le modèle informatique et les calculs quantiques,
chaque atome de titane (en bleu foncé) centré sur la structure
des nanotubes de carbone (en bleu ciel),
peut se lier avec quatre molécules d'hydrogène (en rouge)


Se basant sur la physique quantique, ils prévoient que l'hydrogène peut s’accumuler dans une proportion de 8 % dans des nanotubes de carbone enrichis au titane. C'est un tiers mieux que la capacité de stockage minimum de 6 % exigée par l'association FreedomCar, le ministère de l'énergie des Etats-Unis et les trois plus grands constructeurs automobiles américains.

Les quatre molécules d'hydrogène (de deux atomes chacun) qui se lient avec un atome de titane se dissocient facilement par chauffage. Une telle désorption réversible est un autre critère essentiel pour un stockage utile de l’hydrogène.

Les nanotubes de carbone à paroi unique, qui ressemblent à des cylindres de grillage, font partie dune liste de plusieurs matériaux candidats pour le stockage de l'hydrogène. Atteindre l’objectif des 6 %, cependant, est excessivement complexe selon les spécialistes travaillant dans ce domaine. Le positionnement d'un atome de titane au-dessus du centre de l’arrangement hexagonal des atomes de carbone (la configuration géométrique répétitive caractéristique des nanotubes de carbone) semble, selon l’étude des scientifiques, résoudre cette difficulté.

Ces nouveaux résultats, obtenus avec une méthode de calcul de la structure électronique des matériaux, ont étonné les chercheurs. Les interactions entre le carbone, le titane et l'hydrogène semblent donner naissance à des forces attractives peu communes. Le résultat est que quatre molécules d'hydrogène peuvent s'accoupler avec un atome de titane, apparemment au moyen d'une seule liaison chimique de force modeste. Plusieurs forces en action dans l'agencement géométrique semblent jouer un rôle dans l'attachement réversible de l'hydrogène.

Yildirim et Ciraci indiquent que leurs résultats "suggèrent une méthode envisageable dans la conception de nouvelles nanostructures pour des matériaux à grande capacité de stockage et d’éléments catalyseurs".

Source: NIST
Illustration: T. Yildirim
Par fritih
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Vendredi 17 juin 2005
Selon un rapport du réseau EurObserv’ER, le marché allemand de l’énergie solaire photovoltaïque s’est hissé en 2004 au rang de premier mondial en terme de croissance.

En 2004, l’Allemagne a installé plus de panneaux solaires photovoltaïques, avec un total de 363 MW (mégawatts), que les deux principales puissances en la matière que sont le Japon (280 MW installés en 2004) et les Etats-Unis (90 MW).

La production totale de l’Allemagne est maintenant de 794 MW, contre 1 140 MW pour le Japon, 365 MW pour les Etats-Unis et seulement 20.1 MW pour la France (au cinquième rang européen, avec une croissance de 5.8 MW en 2004). L’Allemagne produit ainsi les 3/4 de l’électricité solaire européenne (d’un total de 1 004 MW pour l’Europe des 25) et a représenté en 2004 pas moins de 90% de la croissance européenne dans le domaine.

L’Allemagne favorise particulièrement le développement de l’énergie solaire en garantissant un prix d’achat élevé aux producteurs, qui se chiffre à 0,58 € le kWh contre 0,15 € en France.
Par fritih
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Vendredi 17 juin 2005
La facture des particuliers augmentera de 4% le 1er juillet prochain. Une hausse relativement tempérée au regard des souhaits émis par l'entreprise. Par ailleurs, des agents ont entamé des actions de protestation contre l'ouverture de capital.

 

C'était attendu, le prix du gaz pour les particuliers va augmenter le 1er juillet prochain. De 4%, a annoncé le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, vendredi matin sur France Info. Et de 14% d'ici la fin 2006, comme l'annonçaient plusieurs journaux ces derniers jours ? Et comme le souhaitait la direction ? "Non, répond le patron de GDF, ce que je demande c'est de suivre l'évolution du pétrole". Entre mai 2004 et avril 2005, le prix du Brent a augmenté de 35%.

Mais à bien l'écouter, ce n'est pas seulement un alignement sur le prix du pétrole qu'aurait souhaité Jean-François Cirelli. Jeudi il a d'ailleurs pris soin de rappeler ses exigences : "J'avais un retard, je demande que ce retard soit rattrapé, et qu'ensuite, cela puisse bouger en fonction de l'évolution des prix du brut". La frustration du patron de GDF doit être plus grande qu'il veut bien le dire. En avril, le ministre de l'Economie, Thierry Breton, avait laisser miroiter une hausse de "7% à 8%" au 1er juillet. Elle sera de moitié. Comme en novembre précédent : le groupe réclamait une hausse de 10,4%. 5,2% lui avaient été accordés.

Jean-François Cirelli a d'autres soucis. La première moitié de juillet devrait vraisemblablement voir la première cotation de Gaz de France. Une perspective qui ne réjouit pas une partie des agents d'EDF-GDF qui menacent de multiplier les actions de contestations. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une cinquantaine d'entre eux a coupé l'éclairage public dans une dizaine de villes de l'agglomération lilloise. "Les agents mettront tout en œuvre pour empêcher le gouvernement de remplir les caisses du Medef par le pillage de Gaz de France", a prévenu l'intersyndicale CGT, FO, CFDT, CFTC et CFE-CGC.

Par fritih
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Samedi 18 juin 2005
Cette page permet d'accéder au site de l'union européenne, plus particulièrement aux textes relatifs à l'ouverture du marché de l'énergie (directives, projets de directives) ainsi qu'aux communiqués de presse diffusés par la Commission sur le thème énergie transport.


Actualité

Site "Energie" de la Commission européenne : Cliquez-ici


Communiqués de presse diffusés par la Commission européenne : Cliquez-ici


Textes

Directive 2004/67/CE du 26 avril 2004 concernant des mesures visant à garantir la sécurité de l'approvisionnement en gaz naturel :
Cliquez-ici


The Guidelines for Good TPA Practice (7th meeting of the European Gas Regulatory Forum Madrid, 24-25 September 2003) :
Cliquez-ici


Règlement (CE) No 1228/2003 du 26 juin 2003 sur les conditions d'accès au réseau pour les échanges transfrontaliers d'électricité :
Cliquez-ici


Directive 2003/54/CE du 26 juin 2003 concernant des règles communes
pour le marché intérieur de l'électricité :
Cliquez-ici


Directive 2003/55/CE du 26 juin 2003 concernant des règles communes
pour le marché intérieur du gaz naturel :
Cliquez-ici


Directive électricité 96/92/CE du Parlement Européen et du Conseil du 19 décembre 1996 concernant des règles communes pour le marché intérieur de l'électricité :
Cliquez-ici


Directive gaz 98/30CE du Parlement Européen et du Conseil du 22 juin 1998 concernant des règles communes pour le marché intérieur du gaz naturel
: Cliquez-ici

Par fritih
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Samedi 18 juin 2005
Liste alphabétique des principaux termes techniques et juridiques relatifs au marché de l'énergie.


Organisations Sites Internet
CIGRE http://www.cigre.org
CEER - Council of European Energy Regulators http://www.ceer-eu.org
Country Analysis Briefs: http://www.eia.doe.gov
DG TREN http://europa.eu.int
ECE Energy Division - United Nations Economic Comission for Europe http://www.unece.org
EFET - European Federation of Energy Traders http://www.efet.org
ETSO - The Association of European Electricity Transmission System Operators http://www.etso-net.org
EUFORES - The European Forum for Renewable Energy Sources http://www.eufores.org
EURATOM - Euratom Supply Agency http://europa.eu.int
EURELECTRIC - Joint Secretariat Unipede - Eurelectric http://unipede.eurelectric.org
European Energy Summary Statistics http://europa.eu.int
GEODE - European Group of Energy Distributing Enterprises http://www.geode-eu.org
IAEE - International Association for Energy Economics http://www.iaee.org
IEA - International Energy Agency. OECD http://www.iea.org
IFIEC : International Federation of Industrial Energy Consumers http://www.ifiec.org
International Association for Energy Economics - IAEE http://www.iaee.org
International Electric & Gas Utilities http://www.utilityconnection.com
International Energy Annual http://www.eia.doe.gov
International Energy Outlook http://www.eia.doe.gov
The Energy Charte Treaty http://www.encharter.org
The European Consumers Organisation http://www.beuc.org
The Florence process: The Internal market for Electricity http://europa.eu.int
The Internal market for Electricity http://europa.eu.int
The International Forum for Utility Regulation - The World Bank http://www.worldbank.org
The Yahoo Internet Directory of Utilities http://dir.yahoo.com
UCTE - Union pour la Coordination du Transport de l'Electricité http://www.ucte.org
WEC - The World Energy Council http://www.worldenergy.org

Par fritih
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Dimanche 19 juin 2005

 Les ingrédients d'une stratégie énergétique gagnante sont la maîtrise des consommations d'énergie, la diversification des sources d'énergie et l'utilisation de technologies propres, sobres et efficaces.

Une dose d'action sur les comportements des utilisateurs complète ce dispositif : information, formation, incitations financières.

Depuis sa création, l'Arene accompagne les collectivités, les entreprises et les particuliers d'Ile de France dans leurs efforts liés à l'utilisation rationnelle de l'énergie dans les bâtiments, les transports et à la maîtrise de la demande d'électricité (MDE).

Economies d'énergie dans les secteurs consommateurs

Bâtiments
L'utilisation rationnelle de l'énergie dans les bâtiments a pour objectif la satisfaction des besoins des utilisateurs à confort égal mais à consommation d'énergie moindre.

Il faut en premier lieu, s'assurer d'une bonne conception du bâtiment : enveloppe du bâtiment, orientation du bâti, isolation des parois opaques et vitrées, ventilation.

Ensuite, le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire en s'assurant d'un dimensionnement correct des installations en fonction des besoins, en choisissant des équipements techniques performants (chauffage, eau chaude, régulation, programmation) et en ayant recours à des sources d'énergie adaptées (énergie fournie par des techniques de production à haut rendement comme la cogénération, énergie locale et renouvelable telle que le bois ou la géothermie).

Enfin, la gestion optimisée de l'espace sera obtenue par un comportement éco-responsable des utilisateurs, par un suivi des consommations et des dépenses et par un entretien régulier et une bonne maintenance des installations.

Il peut être utile de compléter l'information contenue dans cette rubrique par la problématique traitée dans « HQE et renouvellement urbain durable ».


Le bâtiment est divisé en deux domaines : l'habitat et le tertiaire.

Habitat
Le parc résidentiel en Ile de France compte plus de 5 millions de logements dont 89 % sont des résidences principales.

Les résidences principales, au nombre de 4,5 millions sont composées de 3,3 pièces en moyenne et sont occupées par 2,4 personnes. Plus des deux tiers sont des logements en immeubles collectifs.

Le chauffage représente 57 % des consommations d'énergie, l'eau chaude sanitaire 11 %, la cuisson 6 % et les usages spécifiques de l'électricité 26 %.

Tertiaire
Le tertiaire concerne les branches suivantes: Patrimoine communal, bureaux, commerces, locaux d'enseignement, santé, loisirs-sports-culture, cafés-hôtels-restaurants. Cela représente une surface de 190 millions de m2 en Ile de France dont plus du quart pour les bureaux et administrations.

Le tertiaire représente 15 % de la consommation d'énergie de tous les secteurs et se décompose en trois catégories d'usage : le chauffage représente près de la moitié des consommations ; viennent ensuite les autres usages thermiques (eau chaude sanitaire, cuisson) pour 15 % et enfin les usages spécifiques de l'électricité pour environ 40 %.

Maîtrise de la demande d'électricité
La MDE est la mise en œuvre de solutions qui concourent à réduire tant les besoins des utilisateurs que les consommations d'électricité
Une politique MDE pourra s’appuyer sur trois axes :

  • Des mesures d’inventaires et de suivi des bâtiments, appareils et usages
  • La gestion technique et technologique : Utilisation d'appareils performants et meilleure gestion de leur fonctionnement
  • L’action sur les comportements via l’information et la formation : Prise de conscience des utilisateurs de la rareté des ressources et de la nécessité de préserver l'environnement qui fait alors d'eux des consommateurs acteurs, des consommateurs éco-citoyens.

Quels sont les domaines d’applications de la MDE ?


Les appareils électrodomestiques, les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications, l’éclairage des locaux, l’éclairage public et diverses applications industrielles.

a) Les appareils électrodomestiques : Faites confiance à l'Etiquette Energie

Un ménage moyen consomme 3 635 kWh par an d'électricité pour les appareils électroménagers, selon une estimation EDF pour l'année 1997, ce qui correspond à 33 TWh pour tous les ménages en France. Ce chiffre est en constante augmentation avec la croissance du nombre d'appareils dans les ménages, le multi équipement, notamment pour les téléviseurs, et la montée en puissance de la fonction veille des équipements utilisant une télécommande.

Maîtriser la demande d'électricité dans ce domaine passe par l'achat d'électroménager performant (Etiquette énergie) et d'ordinateurs moins gourmands en électricité (équipés du label Energy Star) et par une utilisation plus rationnelle des équipements électriques de la maison : coupure de la fonction veille sur le téléviseur ou le magnétoscope, coupure de l’alimentation électrique de l’ordinateur familial et de l’imprimante quand ceux-ci ne sont pas utilisés.


b) Les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications

La gestion rationnelle de l’électricité dans les bureaux est un gisement immense d’économie d’énergie.

Cela passe d’une part par une politique d’achats réfléchie de ces équipements que sont les ordinateurs, les imprimantes, les photocopieuses, les fax et également tous les petits appareils d’appoint comme les machines à café ou encore les bouilloires.

Pour s’équiper de matériels performants, la base de données Energy Star permet d’identifier et de comparer les équipements avec les meilleurs rendements.
Un appareil équipé du label Energy Star est un appareil garantissant un niveau minimal d’efficacité énergétique et qui est doté d’une fonction qui permet d’économiser l’énergie, en mode veille, en coupant partiellement l’alimentation électrique. Pour les ordinateurs, attention à ne pas confondre avec les économiseurs d’écran qui n’augmente que la durée de vie de l’écran.
Pour en savoir plus : Le site
www.eu-energystar.org/fr vous permettra d’approfondir cette question.

Pour le cas particulier des écrans, une avancée notable concerne l’arrivée sur le marché des écrans plats qui cumulent de nombreux avantages : moindre pénibilité à l’usage, gain de place, consommation d’énergie réduite considérablement et diminution de la chaleur dégagée.

D’autre part, l’action sur les comportements des utilisateurs est un vecteur d’économie tout aussi important. Organiser des campagnes d’affichage et des formations pour les personnels, communiquer régulièrement sur le thème des gains énergétiques et environnementaux sont des actions tout aussi génératrices d’économie.
Pour en savoir plus : de nombreux conseils et idées peuvent être piochés sur le site
www.energyoffice.org.


c) L’éclairage

Les gains d’efficacité énergétique en matière d’éclairage concernent tous les secteurs habitation, bureaux, patrimoine communal, locaux commerciaux ou industriels et éclairage public.


L'éclairage des locaux : Proscrivez les halogènes et n'utilisez plus que des lampes de faible consommation
Les collectivités, les ménages et les entreprises peuvent s'engager dans une démarche de MDE très facilement par le biais de l'éclairage des locaux en s'équipant de lampes fluocompactes (ou basse consommation) et de tubes fluorescents T5, à chaque changement d'ampoules. Les lampes basse-consommation consomment 5 fois moins d'énergie que les lampes à incandescence et ont une durée de vie 10 fois plus longue. Les ampoules halogènes sont à éviter car elles ont une efficacité lumineuse moindre pour une durée de vie moins longue et une consommation élevée.



L'éclairage public : Les lampes à vapeur de sodium
L'éclairage public représente environ 40 % de la facture d'électricité d'une commune. Il est possible de s'éclairer mieux, en consommant moins.
Pour cela, il faut privilégier les lampes à vapeur de sodium (pas de mercure donc bon pour l'environnement, durée de vie plus longue, consommation réduite) avec des luminaires qui réfléchissent la lumière vers le bas (pour réduire la pollution lumineuse) en pensant aux régulateurs de tension (qui optimisent le confort visuel, augmentent la durée de vie des lampes et diminuent la consommation d'électricité), en faisant varier le niveau d'éclairement en fonction de l'horaire (permet d'économiser l'énergie) et en mettant en place une politique de maintenance et d'entretien du réseau d'éclairage public.

 

Par fritih
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Dimanche 19 juin 2005

Cogénération
La cogénération est la production combinée de chaleur et d'électricité, à partir d'un combustible. Le rendement de ce type d'installation est plus élevé que celui des filières classiques et les émissions de gaz à effet de serre sont plus réduites.

La cogénération représente aujourd'hui 3 à 4 % de la production d'électricité en France, ce qui est beaucoup moins qu'aux Pays-Bas, par exemple (43%).

La directive européenne relative à la promotion de la cogénération (2004/8/CE) prévoit d'augmenter la part de la cogénération dans la production d'électricité de 9% en 1994 à 18`% d'ici 2010.

En Ile-de-France on dénombre 167 cogénérations pour 831 MW installés en 2000. Parmi les opérations exemplaires en Ile de France, on peut citer les turbines à gaz de l'aéroport de Roissy CDG. Les deux unités de cogénération alimentant le réseau de chaleur de la CPCU à Saint Ouen et à Vitry sur Seine permettent 500 000 tonnes de CO2 évités soit une réduction de 30 % des émissions. Voir fiches.

Réseaux de chaleur
Un réseau de chaleur encore appelé réseau de chauffage urbain est un ensemble de canalisations qui empruntent, en général, le sous-sol des voies publiques pour distribuer de la chaleur en milieu urbain. La chaleur est transportée, soit sous forme d'eau chaude, soit sous forme de vapeur d'eau. Les utilisateurs se raccordent au réseau pour prélever, grâce à un échangeur, une partie de cette chaleur, puis ils la distribuent dans leurs locaux. La production de chaleur pour le réseau se fait dans des centrales importantes qui utilisent de diverses énergies (géothermie, fuel lourd, charbon, gaz, chaleur provenant de l'incinération des ordures ménagères). Il existe également des réseaux de froid qui distribuent de l'eau glacée destinée à la climatisation de locaux.

Il existe actuellement plus d’une centaine de réseaux de chaleur en Ile-de-France. Parmi ceux-ci, on trouve 29 réseaux alimentés par la géothermie qui représentent plus de 1,6 millions de MWh vendus.

La répartition des réseaux de chaleur géothermiques par département est la suivante :

 

Département

 

Commune

 

 

Mise en service

 

Seine et Marne
(77)

 

 

 

Chelles
Coulommiers
Le Mée sur Seine
Meaux Beauval
Meaux Collinet
Meaux Hôpital
Melun

 

 

1986
1981
1978
1983
1982
1983
1971

 

Essonne
(91)

 

 

 

Epinay sous Sénart
Montgeron
Ris Orangis
Vigneux sur Seine

 

 

1984
1982
1983
1985

 

Seine Saint Denis
(93)

 

 

 

Blanc Mesnil
Clichy sous Bois
La Courneuve Nord
La Courneuve Sud
Tremblay les Gonesse

 

 

1983
1985
1983
1982
1984

 

Val de Marne
(94)

 

 

Alfortville
Bonneuil sur Marne
Cachan
Champigny sur Marne
Chevilly Larue-L’Hay les roses
Créteil
Fresnes
Maisons Alfort 1
Maisons Alfort 2
Orly 1
Orly 2
Sucy en Brie
Thiais
Villeneuve Saint Georges

 

1986
1986
1984
1985
1985
1985
1986
1985
1986
1984
1986
1984
1986
1987

 

Val d’Oise
(95)

 

 

Villiers le Bel

 

1985

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, 17 de ces réseaux sont également couplés à des cogénérations (moteur à gaz, turbine à gaz ou moteur à fuel domestique).

 

Par fritih
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Samedi 25 juin 2005

La cogénération est une technique qui permet d'obtenir avec une même machine, à partir d’un seul combustible, la production simultanée de chaleur et d’énergie mécanique.
Cette énergie mécanique est ensuite transformée en énergie électrique.

En récupérant l’énergie thermique perdue d’ordinaire lors de la production d’énergie mécanique, la cogénération met à disposition les deux produits – chaleur et énergie mécanique – avec un rendement global nettement plus élevé que celui résultant de filières séparées.



Par fritih
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Mercredi 6 juillet 2005

img_Blog_060705_petrole.jpg

La première vague de vacanciers est partie sans trop sourciller. Ça râlait un peu dans les stations-service, mais fissa, nach la côte, la société des loisirs et des 35 heures a boosté les Français hors les villes. Pas question de réduire le budget auto, encore moins le budget vacances.

Pourtant la note est salée : 1,16 € le SP 95 ; le gasoil est à 1,04 €. C’est 10 % plus cher qu’en 2004, pour le premier et 22% pour le second. On n’atteint pas encore le niveau record de 2000 et 2001, mais on n’est pas bien loin.

Problème : 50 % des ménages gagnent moins de 22 560 € par an. Le carburant brûle 6% de leurs revenus. Compte tenu de la stagnation prévisible du pouvoir d’achat, faut-il alléger les taxes sur les carburants (77 % du prix)…pour que les Français puissent acheter autre chose ?

Non, répond Thierry Breton. Il n’est pas question de rétablir une TIPP flottante, comme le demandaient plusieurs députés l’année dernière : « Le lissage des prix obtenu par la variation de la fiscalité est peu perceptible par les consommateurs ». J.F. Copé surenchérit : « La TIPP flottante est trop chère pour une efficacité trop faible ».

Je partage l’avis des organisations écologistes et de quelques analystes (Goldman Sachs). Le pétrole va continuer d’augmenter. Il n’a pas encore atteint son niveau record de 94 $ le baril (deuxième crise pétrolière). Mais on y va. La priorité, c’est d’économiser l’énergie, pas de pousser à la conso.

1. La hausse du prix du pétrole me semble durable. Elle est structurelle. La demande de produits pétroliers s’accroît, l’offre n’est plus adéquate. Nos cadres ont déjà vécu trois crises pétrolières. Ils ne croient pas aux prévisions de Morgan Stanley pour qui il va y avoir un ralentissement de la croissance mondiale et qui pronostique un prochain effondrement des prix.
La demande ne cesse de croître. La Chine, l’Inde et les « dragons asiatiques » développent progressivement leurs parcs automobiles et leurs réseaux de transports (la demande chinoise, 8% de la consommation mondiale de pétrole, s’accroîtrait de 9 à 12 % par an). La demande américaine elle-même reste très soutenue, malgré la hausse des cours.
Du côté de l’offre, les capacités de production tournent déjà au maximum. Certes, la production russe a pâti des défaillances de Youcos. Les dix membres de l’OPEP (hors Irak) produisent à plein régime. Seule, l’Arabie Saoudite peut encore donner un coup de fluide. Mais la consommation quotidienne mondiale est de 86,4 millions de barils quand l’offre ne dépasse plus 83,8 millions de barils/jour. Si l’hiver est dur, les prix s’envoleront encore.

2. L’impact négatif sur le pouvoir d’achat et les risques d’inflation (répercussions sur les transports et les matières plastiques) sont évidents.
Pour le moment, ce sont surtout les professionnels qui sont touchés. Le fret et le transport aérien ? Jean-Cyril Spinetta, PDG d’Air France, rappelait que le surcoût de la facture carburant 2005/2004 représentait une augmentation de 33 % (en valeur, l’équivalent de toute une année de profits de la compagnie).
Idem pour la plasturgie dont les coûts de matières premières (impactés par la hausse du dollar) représentent une augmentation de 7 à 10 %.
Les ménages ? C’est surtout au début de l’hiver qu’ils feront leurs comptes. C’est le poste « fuel domestique » qui fera grise mine. En une année, les prix de vente moyens nationaux ont augmenté de 38,11 %.

3. Il aura fallu les deux précédentes crises pétrolières pour que les Français (industriels et ménages) découvrent les vertus des énergies alternatives et des économies de consommation. Le danger serait de relâcher cet effort.
Il y a fort à parier que, dans les prochaines semaines, plusieurs parlementaires déposeront des amendements pour plaider la baisse de la fiscalité. Ils plaideront pour des mesures sectorielles (agriculture, pêche, taxis, etc…), ainsi que pour des mesures de soutien aux ménages les plus pauvres.
Non, il ne faut pas se bercer d’illusions. L’Américain Goldman Sachs table sur un baril à 105 $. La bonne réponse à l’augmentation des prix, c’est d’affecter la fiscalité au développement des énergies nouvelles.

Nul doute que sur ce sujet, on débattra durement cet automne.

Par fritih
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Lundi 5 septembre 2005
La première ville "bioclimatique" d'Espagne

La construction de la première ville "bioclimatique" d'Espagne devrait débuter au mois de février 2006, à Bernuy de Porreros (province de Segovie). 267 logements, familiaux ou collectifs, feront partie de ce nouveau concept urbain. 
La société Nireo S.L sera l'éxécutrice du projet. Les bâtiments, de deux étages au maximum afin de conserver un environnement agréable pour les futurs locataires, seront bâtis avec des matériaux non contaminants (bois, thermo-argile, pierre). Ils intègreront des systèmes de recyclage et de récupération d'eau ainsi que des panneaux solaires. 
 Selon les estimations des experts, l'architecture "bioclimatique" favorisera l'économie d'énergie, 80% de gain énergétique par rapport à un bâtiment conventionnel. 
Les logements devraient être disponibles en octobre 2006 et feront l'objet d'une promotion immobiliere particulière. Leur prix ne dépassera pas les 1.800 €/m2 et 10% des habitations, "de protection officielle", seront réservées à des collectifs précis (des jeunes ou des personnes âgés, par exemple). 
Le choix des promoteurs s'est porté sur la localité de Bernuy de Porreros, située à huit kilomètres de Segovie et à plus de 1.000 mètres au-dessus du niveau de la mer, afin de démontrer que ce type d'architecture urbaine peut être envisagé dans des zones géographiques ne bénéficiant pas spécialement de conditions favorables. 
Ce projet, dont le budget est estimé a 50 millions €, entre dans le cadre de la politique menée par le gouvernement pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et pour atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto.
Contact: 
Juan Florentino de la Heras Gomez, Mairie de Bernuy de Porreros, C/Mayor, 1, 40190 Bernuy de
Porreros, tel : +34 921 400 001
Par fritih
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