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Base de connaissances

Dimanche 5 juin 2005
" Tout chef d'établissement est tenu d'organiser une formation pratique et
appropriée en matière de sécurité, au bénéfice des travailleurs qu'il
 embauche, de ceux qui changent de poste de travail ou de technique,
des travailleurs liés par un contrat de travail temporaire ..."

article L231-3-1 
  
1 PREVENTION DES ACCIDENTS

1.1  Manutention manuelle
1.2  Sauveteur secouriste du travail
 1.3  Risques chimiques
1.4 C.H.S.C.T.
1.5 Risques biologiques
1.6 Bruit
1.7 Equipements de protection individuelle
1.8 Transport de marchandises dangereuses

2 BATIMENT

2.1 Amiante
2.2 Coordination sécurité protection santé

  3 ELECTRICITE

3.1 Electricité- Habilitation
3.2 Tableau des habilitations électriques

4 RADIOPROTECTION

   4.1 Rayonnements ionisants

5 LEVAGE MANUTENTION MACHINES

 5.1 Utilisation des équipements de travail
5.2 Conduite des engins de levage et équipements mobiles automoteurs

6 ENERGIE PRESSION

6.1 Conduite des équipements sous pression
 6.2 Chaufferie à vapeur ou eau surchauffée
6.3 Autoclaves
6.4 Installations frigorifiques à l'ammoniac

7 INCENDIE

7.1 Sécurité incendie Code du Travail
7.2 Sécurité incendie dans les ERP / IGH
7.3 Sécurité incendie dans les établissements sanitaires
7.4 Silos
 


1 PREVENTION DES ACCIDENTS
 
1.1 Manutention manuelle
REF. REGLEMENTAIRE .
R.231-71 Tout chef d'établissement doit faire bénéficier les travailleurs dont l'activité comporte des manutentions manuelles : 
     -  d'une information sur les risques
     -  d'une formation essentiellement pratique sur les gestes et postures
1.2 Sauveteurs secouristes du travail
REF. REGLEMENTAIRE .
R.241-39 Dans chaque atelier où sont effectués des travaux dangereux, dans chaque chantier occupant 20 personnes au moins 
pendant plus de 15 jours... un membre du personnel doit avoir reçu l'instruction pour donner les premiers secours en
cas d'urgence.
1.3 Risques chimiques
REF. REGLEMENTAIRE .
R.231-54-5 Tout chef d'établissement est tenu d'établir une notice pour chaque poste de travail exposant les travailleurs à des 
substances ou des préparations chimiques dangereuses. Cette notice est destinée à les informer des risques ...
1.4 C.H.S.C.T.
REF. REGLEMENTAIRE .
L.236-10 Les représentants du personnel au C.H.S.C.T. bénéficient de la formation nécessaire à l'exercice de leur mission. 
Cette formation est renouvelée lorsqu'ils ont exercés  leur mandat pendant 4 ans consécutifs ou non.
1.5 Risques biologiques
REF. REGLEMENTAIRE .
R.231-63 Tout chef d'établissement organise au bénéfice des travailleurs, une formation ... concernant : 
                   *   les risques pour la santé  ...
                   *   les précautions à prendre ...
                   *   le port et l'utilisation des E.P.I.
                   *   les mesures que les travailleurs doivent prendre ...
1.6 Bruit
REF. REGLEMENTAIRE .
R.232-8-5 Lorsque l'exposition sonore quotidienne ... dépasse 85 dB ou la pression acoustique de crête dépasse 135 dB, les 
travailleurs concernés reçoivent une information ... et une formation adéquate.
1.7 Equipements de protection individuelle
REF. REGLEMENTAIRE .
R.233-44 Tout chef d'établissement doit faire bénéficier les travailleurs qui doivent utiliser un équipement de protection individuelle 
d'une formation adéquate  comportant un entraînement au port de cet équipement. Elle doit être renouvelée aussi souvent
que nécessaire pour que l'équipement soit utilisé conformément à une consigne d'utilisation.
1.8 Transport de marchandises dangereuses
REF. REGLEMENTAIRE .
Marginal 10316 de l'ADR 1999
& chapitre 1-3 de l'ADR 2001
Le personnel chargé du chargement et du déchargement de marchandises dangereuses doit être formé. 
2 BATIMENT
 
 
2.1 AMIANTE
REF. REGLEMENTAIRE .
Décret du 7/02/96 Tout chef d'établissement organise à l'intention des travailleurs susceptibles  d'être exposés : 
    * une formation à la prévention et à la sécurité et notamment l'emploi des équipements et vêtements de protection adaptée
    * une information concernant les risques potentiels sur la santé y compris les facteurs aggravants (tabac) et les précautions ...

 
 
 
2.2  Coordination sécurité protection santé
REF. REGLEMENTAIRE .
Arrêtes des 26/12/1994 
      &         07/03/1995
.Une attestation de compétence délivrée après une formation obligatoire pour les coordonateurs SPS  niveaux 1-2-3 

 
 
 
3 ELECTRICITE
 
 
3.1 Electricité - Habilitation
REF. REGLEMENTAIRE .
Décret du 14/11/1988
UTE C 18-510
Tout chef d'établissement doit s'assurer que les travailleurs : 
         *   qui utilisent des installations électriques
         *   ou qui effectuent des travaux sur des installations électriques possèdent une formation suffisante pour mettre en
              application les prescriptions de sécurité
L'habilitation concrétise la reconnaissance par l'employeur de la capacité d'une personne à accomplir en sécurité les tâches fixées
3.2 Tableau des habilitations électriques
. Travaux hors tension Travaux sous tension Interventions courte durée du domaine B.T. .
Non électricien  B0 ou H0 . . personnel réalisant des travaux exclusivement d'ordre
non électriques et/ou des manoeuvres permises
Exécutant électricien B1 ou H1 B1T ou H1T . personnel exécutant des travaux d'ordre électrique et/ou
des manoeuvres (exécutant électricien)
T indique que le titulaire peut travailler sous tension
Chargé d'intervention . . BR indique que le titulaire peut procéder à des interventions de dépannage ou de raccordement, à des mesurages, essais, vérifications.
Chargé de travaux B2 ou H2 B2T ou H2T . chargé de travaux d'ordre électrique quel que soit le nombre d'exécutant
placés sous ses ordres
Chargé de consignation BC ou HC . BC le titulaire peut procéder à des consignations
Agent de nettoyage . BN ou HN . le titulaire peut effectuer des travaux de nettoyage sous tension
Nota : Pour les personnes habilitées à travailler au voisinage des ouvrages sous tension du même domaine de tension, il y a lieu d'adjoindre la lettre V aux symboles
          B0, B1, B2, H0, H1 et H2.
 
 
 
4 RADIOPROTECTION
 
4.1 Rayonnements ionisants
REF. REGLEMENTAIRE .
Décret du 2/10/1986 La manipulation et l'utilisation de sources radioactives ou de générateurs électriques de rayonnements ionisants
doivent toujours s'effectuer sous la surveillance d'une personne compétente désignée par l'employeur et ayant 
préalablement suivi, avec succès, une formation à la radio protection par un organisme agréé
    *  CAMARI :la manipulation d'appareils de radiographie ou de radioscopie industrielle ne peut être confiée qu'à des personnes
         titulaires de Certificat d'Aptitude à Manipuler les Appareils de Radioscopie Industrielle et de Radiographie  industrielle ...
    *  TRAVAILLEURS EXPOSES : l'employeur est tenu d'organiser la formation à la radioprotection des travailleurs exposés

 
 
5 LEVAGE - MANUTENTION - MACHINES
 
5.1 Utilisation des équipements de travail
REF. REGLEMENTAIRE .
R.233-2 Tout chef d'établissement doit informer ... les travailleurs chargés de la mise en oeuvre ou de la maintenance des équipements
de travail , des conditions d'utilisation ou de maintenance ... des instructions ou consignes ...
R.233-13-19
Décret du 2/12/1998
La conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail servant au levage est réservée aux
travailleurs qui ont reçu une formation adéquate. Cette formation doit être complétée et réactualisée chaque fois nécessaire.
Arrêté du 2/12/1998 Autorisation de conduite pour :
           *     grues à tour, grues mobiles, grues hydrauliques
           *     chariots automoteurs
           *     plates formes élévatrices
           *     engins de chantier
5.2 Recommandations CNAM & Certificats d'Aptitude à la Conduite En Sécurité
Recommandations CNAM
Niveau de qualification
Type d'équipement
Nombre de catégorie
Validité
R389 CACES Chariots automoteur a conducteur porté  5 ans
R318 Autorisation de conduite Ponts roulants .
5 ans
R372 modifiée
CACES
Engins de chantier
10
10 ans
R386
CACES
Elévateurs de personnes
6
5 ans
R383
CACES
Grues mobiles 
5
5 ans
R377
CACES
Grues à tour
4
5 ans
.
A paraître
Grues auxiliaires . .

  6  ENERGIE  PRESSION
 
6.1 Conduite des équipements sous pression
REF. REGLEMENTAIRE .
Arrêté du 15/03/2000 Le personnel chargé de la conduite d'équipements sous pression est suffisamment informé et compétent pour surveiller 
et prendre toute initiative ... il est formellement reconnu apte à la conduite par l'exploitant ... il est périodiquement confirmé 
dans cette fonction
6.2 Chaufferie à vapeur ou eau surchauffée
REF. REGLEMENTAIRE .
Arrêté du 1/02/1993 L'exploitant fait vérifier par un organisme agréé l'organisation retenue pour la surveillance des appareils et la qualification 
du personnel qui est affecté
6.3 Autoclave
REF. REGLEMENTAIRE .
Arrêté du 15/03/2000 La conduite des autoclaves ne doit, même temporairement, être confiée qu'à des agents expérimentés instruit des 
manoeuvres à effectuer sur cette catégorie d'appareils et des dangers qui lui sont propres.
6.4 Installations frigorifiques à l'ammoniac
REF. REGLEMENTAIRE .
Arrêté du 16/07/1997 L'exploitant doit veiller à la qualification professionnelle et à la sécurité de son personnel 
7 INCENDIE
 
 
7.1 Sécurité incendie Code du Travail
REF. REGLEMENTAIRE .
R.232-12-21 Une consigne doit prévoir ... des exercices au cours desquels le personnel apprend à se servir des moyens de premiers secours
au moins tous les 6 mois
7.2 Sécurité incendie dans les ERP / IGH
REF. REGLEMENTAIRE .
Article MS 48 &
Arrêté du 18/05/1998
le chef du service de sécurité incendie, les chefs d'équipe et les agents de sécurité incendie doivent présenter... l'aptitude 
physique et des connaissances techniques en justifiant d'une qualification. Si les conditions de diplômes et/ou d'expérience ne sont pas satisfaites, ils doivent suivre une formation obligatoire et un examen.
7.3 Sécurité incendie dans les établissements sanitaires
REF. REGLEMENTAIRE .
Article U 47 Tous le personnel doit être mis en garde, informé en vue de limiter l'action du feu et d'assurer l'évacuation des malades. 
Certains employés doivent être entraînés à la manoeuvre des moyens de secours.
7.4 Silos
REF. REGLEMENTAIRE .
Arrêté du 29/09/1998 L'exploitation doit se faire sous la surveillance d'une personne spécialement formée aux questions de sécurité. 

Par fritih
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Dimanche 5 juin 2005
Par fritih
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Dimanche 5 juin 2005
LA PREVENTION DES RISQUES D'ACCIDENTS DU TRAVAIL ET D'INCENDIE AVEC LES AFFICHES DE SECURITE

Les affiches de sécurité constituent un outil indispensable aux entreprises pour appuyer leurs actions de prévention des risques d'accidents de travail et d'incendie. D'emploi facile et peu onéreuses, elles permettent à l'ensemble du personnel d'adhérer à la sécurité sur son lieu de travail. Utilisez largement les affiches de sécurité en suivant ces quelques conseils :

Choisissez les affiches et les consignes en fonction de l'activité de l'entreprise et de statistiques des accidents du travail. 
Soutenez les campagnes de sécurité par des affiches bien adaptées et qui seront remplacées au terme de chaque action. 
Traitez un seul problème à la fois. 
Veillez à la visibilité, à l'accessibilité et à leur éclairage. 
Choisissez les emplacements d'affichage selon les zones à risques. 
Changez périodiquement les affichage afin de solliciter l'attention du personnel. 

 

 


 

Par fritih
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Dimanche 5 juin 2005

Le tableau ci-dessous rappelle les dispositions applicables aux entreprises dans le domaine des installations d'accueil sur chantier.

La loi du 31/12/93 et ses décrets d'application prévoient la définition et les modalités de ces installations par le coordonnateur.
 
 

Installations d'accueil dans les chantiers
 

Durée du chantier
Observations, cas particuliers
Code du Travail
Tous locaux
 
>4 mois
< 4 Mois
Aérés, éclairés et chauffés tenus en état de propreté constant
L232-1
Tous locaux
   
< 4 Mois
- si les locaux fixes ne sont pas adaptés, possibilité d'utiliser des véhicules de chantier, spécialement aménagés à cet effet, qui doivent pouvoir répondre aux mêmes besoins
- pour un chantier de travaux souterrains, le local vestiaire doit se trouver au jour
- le local en sous-sol n'est toléré qu'exceptionnellement, à défaut d'autre solution. Il n'est accepté que si il est possible de l'aérer et de l'éclairer convenablement, et de le tenir en état constant de propreté
D.8/01/65    art. 187 et 188
Local vestiaire
Armoires vestiaires
>4 mois
< 4 Mois
Ininflammables, à 2 compartiments
D.8/01/65     art. 187 R.232-2-2 
Local vestiaire
Armoires vestiaires
 
< 4 Mois
Si le chantier est trop exigu pour des armoires, possibilité de les remplacer par des patères en nombre suffisant
D.8/01/65    art. 187 
Local vestiaire
Sièges
>4 mois
< 4 Mois
En nombre suffisant (1 par salarié ou bancs )
D.8/01/65    art. 187 R.232-2-2   
Local réfectoire (dès que des salariés prennent leur repas sur chantier )
Tables et chaises
>4 mois
< 4 Mois
En nombre suffisant, nettoyage après chaque repas
D.8/01/65    art. 190
Local réfectoire 
Appareils de réchauffage et de recuisson
>4 mois
< 4 Mois
Chauffe-gamelle, cuisinière ou micro-ondes avec consignes d'utilisation
D.8/01/65    art. 190
Local réfectoire 
Eau potable fraîche et chaude
>4 mois
< 4 Mois
- Un robinet pour 10 usagers conseillé,
- Obligatoire dès que 25 salariés prennent leur repas
R232-10-1
Local réfectoire 
Garde-manger ou réfrigérateur
>4 mois
< 4 Mois
Réfrigérateur conseillé
D.8/01/65    art. 190
Eau potable
Pour la boisson
>4 mois
< 4 Mois
Eau potable fraîche, 3 litres au moins par jour et par travailleurs
D.8/01/65   art. 191
Sanitaires
Lavabos
>4 mois
< 4 Mois
Lavabos, 1 au moins pour 10 travailleurs ou système de rampes équivalent
R232-2-3
Sanitaires
Eau pour se laver
>4 mois
< 4 Mois
Eau courante à température réglable
R232-2-3
Sanitaires
Eau pour se laver
 
< 4 Mois
- si l'eau courante est impossible, possibilité de raccorder sur un réservoir, avec quantité suffisante
- si possible, l'eau doit être à température réglable
D.8/01/65    art. 189  
Sanitaires
Moyens de nettoyage, séchage ou essuyage
>4 mois
< 4 Mois
Savon liquide adapté, rouleaux tissu ou séchoirs électriques adaptés
D.8/01/65    art. 189  R232-2-3
Cabinets d'aisance (WC, urinoirs)
 
>4 mois
< 4 Mois
- Un cabinet et un urinoir pour 20 ( ou 2 cabinets)
- Un cabinet au moins avec poste d'eau
D.8/01/65    art. 192  R232-2-5
Douches
 
>4 mois
< 4 Mois
- Installation conseillée
- Une douche pour 8 personnes est obligatoire pour les travaux insalubres ou salissants, définis par décrets
R232-2-4

Par fritih
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Dimanche 5 juin 2005

QU'EST CE QUE LA LEGIONELLA ET COMMENT PEUT-ON EVITER SON DEVELOPPEMENT ?
 

La légionella est une bactérie aérobie. Elle a été identifiée dans de nombreux milieux naturels ( lacs, étangs, rivières) mais également dans certains réseaux d'eau chaude sanitaire, des forages et des circuits de refroidissement. Elle prolifère entre 20 °C et 45 °C. Au dessous de 20 °C, les bactéries sont viables, mais ne se développent pas. A partir de 60 °C elles 
ne survivent pas. La transmission se fait par inhalation de fines goutellettes d'eau ou d'aérosols ( taille inférieure à 5 micromètre) contenant des légionella qui vont pénétrer jusqu'au niveau des alvéoles pulmonaires. 
Les infections, pouvant être occasionnées par la légionella se présentent sous deux formes : 

*une pneumopathie appelée  maladie des légionnaires à déclaration obligatoire depuis 1987 
*une infection à caractère bénin appelée fièvre de Pontiac 

 Les lieux à risques sont les réseaux d'eau chaude des équipements collectifs ( hôpitaux, hôtels, gymnase, piscines médicales, bains à remous, centre thermaux). Une autre contamination peut exister par l'intermédiaire des tours de refroidissement des 
systèmes de climatisation diffusant à l'extérieur des panaches de vapeur d'eau. Si cette eau est contaminée, un risque existe.

Certains facteurs favorisent le développement de la bactérie. Ce sont le tartre, la corrosion, l'eau stagnante, l'eau tiède entre 25 et 45 °C, les changements brusques de régime hydraulique, etc.

L'installation peut aussi favoriser le développement de la bactérie. La prévention du risque lié à la légionella repose surtout sur une bonne conception ( éviter les zones de stagnation et les bras morts) une gestion adaptée des équipements ( système de traitement d'eau ) et un programme de maintenance et d'entretien approprié aux conditions d'exploitation ( vidanger, nettoyer et désinfecter les ballons d'eau chaude une fois par an, effectuer un détartrage régulier du ballon de stockage, etc...).
 

L'eau froide devrait être stockée et distribuée à une température au dessous de 20 °C alors que l'eau chaude devrait être stockée à plus de 60 °C  et distribuée avec une température minimale de retour de boucle de circulation de 51 °C. Enfin au niveau du stockage, il faut faire en sorte qu'il soit possible de porter exceptionnellement à 70 - 75 °C la température de l'eau d'un ballon de stockage d'eau chaude sanitaire en s'assurant que les puisages ne soient pas possibles pendant cette opération.
 

Les systèmes de refroidissement peuvent fonctionner soit par voie humide, soit par voie sèche. Dans le premier cas, le transfert thermique de l'eau vers l'air se fait par évaporation, donc les fluides sont en contact direct. Dans le second cas, le transfert thermique se fait par conduction et convection ; les fluides sont alors séparés par une paroi.
 

          Source : Guide des bonnes pratiques (CSTB)

Par fritih
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Dimanche 5 juin 2005

Référentiel d'évaluation du management de la santé et de la sécurité
par les entreprises extérieures intervenant sur des ICPE

Enjeu : le besoin d'un référentiel harmonisé cohérent avec les recommandations de l'OIT

Le référentiel ILO-OSH 2001, publié par l'OIT (Organisation internationale du travail) en 2002, pose les principes fondamentaux des systèmes de management de la sécurité et de la santé au travail en terme de recommandations. Sa déclinaison dans le cadre des relations entre les entreprises utilisatrices et les entreprises extérieures nécessitait d'être explicitée par une analyse détaillée de ces recommandations replacées dans le contexte de la sous-traitance en maintenance.

Par ailleurs les entreprises prestataires de service participant au Groupe de travail HSE (Hygiène, sécurité, environnement) du réseau maintenance ont unanimement souligné la nécessité d'une unification rapide des différents référentiels d'évaluation du volet sécurité des personnes et des biens et de leurs système de management afin de leur éviter des travaux inutiles, redondants, générateurs de surcoûts et consommateurs de ressources internes.

Ce référentiel est une synthèse structurée des exigences des différents référentiels existants (ILO-OSH 2001, ISO, MASE, OHSAS 18001, UIC, etc.) à la lumière des retours d'expérience des audits réalisés. Ce document est le résultat de l'engagement pris par l'Afim en janvier 2004 d'apporter sa contribution à toute démarche visant à harmoniser les référentiels existants afin de parvenir à un système cohérent, lisible et simple d'utilisation.

téléchargez le référentiel harmonisé HSE au format PDF
téléchargez le questionnaire d'autoévaluation au format PDF
 

Mase : Manuel d'assurance sécurité des entreprises

Présentation par André Abadie, secrétaire général de l'AFIM Provence-Alpes-Côtes d'Azur, région fondatrice du référentiel.

Le Mase est une démarche strictement orientée vers l'entreprise, primitivement celle de maintenance. Le manuel recommande des bonnes pratiques : formation et organisation sont considérés à juste titre comme les fondements de la sécurité.

Le Mase est une démarche progressive. L'amélioration doit être continue. L'une des conditions de renouvellement de l'agrément est la pertinence de la consistance des plans semestriels de progrès. C'est une notion novatrice à cette époque.

Le Mase est une démarche contraignante.  Le label qui "certifie" la capacité de l'entreprise à mettre en œuvre de façon autonome une démarche de progrès en matière de sécurité, n'est obtenu que sur décision du comité de pilotage, après après restitution d'un audit externe. Le label a une durée de vie de 3 ans. Son renouvellement passe par l'exécution d'un nouvel audit, par l'appréciation favorable du comité de pilotage du Mase, par le constat de pertinence du plan semestriel de progrès.

Avoir le label est une condition incontournable à la position de fournisseur potentiel. Le Mase est une démarche valorisante . Se prévaloir du label, c'est acquérir le statut de fournisseur potentiel, c'est s'ouvrir aux marchés extérieurs , au monde de de la pétrochimie et en dehors des limites territoriales de la région d'activité.

En 1996, 30 entreprises étaient certifiées par le comité de pilotage Mase de l'Etang de Berre. Elles sont 193 en 2003.
En 1997, ESSO -Port-Jérome, en collaboration avec la Chambre de commerce de Haute Normandie, mettait en place le Mase Normandie. A ce jour 147 entreprises jouissent du label.
En 1999, le Club de maintenance industrielle de Dunkerque adopte le Mase. L'usine sidérurgique Sollac assure la présidence du comité de pilotage local, montrant ainsi que la démarche concerne les établissements locaux et non sociaux. A ce jour 65 entreprises jouissent du label."

Source : Production Maintenance / septembre 2003

téléchargez le référentiel MASE au format PDF 
  
Accord UIC : Habilitation des entreprises extérieures intervenant sur des sites Sévéso-Seuil haut

Signé le 4 juillet 2002, l'accord complémentaire à l'accord du 20 mai 1992 sur l'amélioration de l'hygiène, de la sécurité et des conditions de travail entrera en vigueur le 1er janvier 2003.
Conclu entre l'UIC (Union des industries chimiques) et les principaux syndicats de salariés, il prévoit entre autre l'habilitation des entreprises de maintenance. Pour pouvoir intervenir sur des installations Seveso-seuil haut, les entreprises extérieures exerçant des activités de maintenance des installations dans l'industrie, la logistique, la construction (hors chantier clos soumis au décret 94) seront habilitées par un organisme extérieur à partir d'un référentiel.

Ce référentiel fait l'objet du Document technique DT 78 de Juin 2003. Ces exigence sont similaires aux référentiel MASE, même si ce dernier comporte des dispositions hors champ vis à vis de l'accord sur l'arrêté du 4 juillet 2002
 


téléchargez le référentiel UIC au format PDF


Par fritih
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Samedi 11 juin 2005

L'article que vous allez lire est le rapport, le plus fidèle possible, d'une conversation à bâtons rompus avec René-Louis BARRAULT, fondateur du cabinet d'études Barrault Recherche, l'un des meilleurs experts actuels en matière de chaufferies et plus généralement de thermique industrielle.

Tout est venu d'une seule et simple question : "Quand vous entrez dans une chaufferie, que regardez-vous en premier ?". Le reste a coulé naturellement. Le reste, c'est à ire ce qu'il regarde effectivement, mais aussi ce qu'il mesure et ce qu'il calculé, avec en prime une petite histoire instructive de l'évolution technique des chaudières et des combustibles.

PREMIÈRE ÉTAPE - LE COUP D'OEIL EN ENTRANT

Quand on ouvre la porte d'une chaufferie, la première chose à regarder, c'est la propreté et l'ordre des lieux : ils sont le témoin de leur fréquentation et des consignes d'entretien. C'est une donnée à enregistrer.

Le deuxième coup d'oeil est pour la ou les chaudières. Il est aisé d'en déterminer le type, ainsi que celui des brûleurs disposés en façade. On ne rencontre quasiment plus de charbon, ce qui a enlevé l'une des grosses difficultés, mais aussi l'un des grands plaisirs des concepteurs et conducteurs de chaudières. La nature du combustible, fuel lourd ou gaz naturel, se repère immédiatement au diamètre des cannes d'injection et à la présence d'une vanne de sécurité pour le gaz. Quant au type de chaudière, on ne peut guère se tromper : sauf au-delà d'une puissance de 20 t/h, on ne trouve plus que des chaudières à foyer intérieur, dites encore à tubes de fumées. L'explication historique est simple et pleine d'enseignements.

Au temps du charbon, il fallait adapter la taille de la chambre de combustion et de la grille au combustible et ce n'était possible qu'avec des chaudières à tubes d'eau. Un tiers de la puissance était récupérée autour de la flamme grâce à 10 à 13% de la surface totale de chauffe, ce qui donnait une "rentabilité" extraordinaire à la tonne d'acier. Puis les fumées à 1 000°C suivaient un et plus souvent deux parcours d'échanges par rayonnement et convection, où leur température tombait à 550'C environ, avant d'effectuer un troisième parcours dans un économiseur interne, dont elles sortaient à 230'C. On parvenait ainsi à obtenir des rendements supérieurs à 80% sur PCI sans économiseur extérieur. Le plus bel exemple fut celui du paquebot Normandie et de ses chaudières P32, conçues "comme des cathédrales", dont les rendements n'ont jamais été dépassés.

La fin des chaudières à tubes d'eau

L'arrivée du fuel lourd, puis plus tard du gaz, a rouvert la porte aux chaudières à tubes de fumées alors qu'elles avaient été presque abandonnées par l'industrie pour des raisons de maintenance et de rendement. Leur principale caractéristique est d'être moins chères, ce qui a fait leur succès. Elles présentent néanmoins un inconvénient : pour limiter les risques de fluage, leurs chambres de combustion doivent être relativement étroites, avec des parois relativement froides (400 à 450'C). Elles exigent donc des brûleurs qui produisent des flammes pinceaux et non pas des flammes boules plus rayonnantes. En fait, pour des raisons d'économies, le diamètre du foyer se révèle toujours trop faible par rapport à la taille de la flamme.. Ceci a des conséquences importantes et souvent méconnues des industriels : sauf à la surdimensionner de 15 à 20%, une chaudière à tubes de fumées est, dans neuf cas sur dix, incapable de fournir son débit nominal, ou tout au moins de le maintenir dans le temps.

Dans les années 70-75, le marché des chaudières s'est effondré et la concurrence s'est faite plus rude. C'est alors que des constructeurs de chaudières à tubes d'eau ont commis une erreur stratégique grave. Au lieu d'essayer de faire valoir les qualités de leur technologie, ils ont choisi de contre-attaquer en adoptant la même tactique que les constructeurs de chaudières à foyer intérieur qui, cette époque, n'étaient pas tous tout à fait dignes de confiance: ils se sont mis à vendre des chaudières de 10 t/h pour des 12 t/h, ce qui, évidemment, faisait baisser les prix. Malheureusement pour eux, leurs chaudières trop légères et trop courtes n'assuraient effectivement pas leur capacité nominale et certaines se sont même mises à vibrer. Résultat, les chaudières à tubes d'eau ont disparu du marché des petites et moyennes puissances.

M. Barrault a la thermique dans les gênes. Son père, Jean Barrault, savait "Faire le feu' et l'interpréter ; il a conçu et fabriqué des chaudières à charbon à tubes d'eau de à 5 t/h (c'était la taille moyenne à l'époque de l'après-guerre) dont le rendement atteignait 84% sur PCI et même 87 à 88% avec un petit économiseur supplémentaire. Avant 21 ans, au début de sa carrière professionnelle, René-Louis Barrault a travaillé à plusieurs reprises en Alsace avec un ingénieur sarrois chargé de réaliser des essais dans les chaufferies industrielles. Les producteurs de charbon de la Sarre avaient en effet l'habitude d'envoyer gratuitement chez leurs clients un camion-laboratoire pour suivre les performances énergétiques de leurs installations. 'Y m'a appris à faire des bilons thermiques, et aussi la rigueur en mesurage", commente-t-il.

Chez les industriels, on va donc trouver essentiellement des chaudières à tubes de fumées, alimentées au fuel lourd ou au gaz ou encore équipées d'un brûleur mixte. Prenons l'exemple d'une chaudière de 10 t/h. Elle va débiter en moyenne 6 t/h et ne fonctionnera généralement à la puis

sance maximale que pendant de courtes durées. Pendant ces périodes, il suffit d'augmenter l'excès d'air pour "effacer" les inconvénients précités. Ca marche, et on oublie les problèmes - mais ils n'ont pas pour autant disparu.

Les inconvénients du fuel lourd

L'utilisateur de fuel lourd doit savoir qu'il brûle un combustible qui est beaucoup moins homogène qu'auparavant. Le fuel lourd est aujourd'hui produit par fluxage de fuel très lourd (type brai) et de fuel domestique et ces deux fractions, lourde et légère, se séparent progressivement au cours du stockage. On commence par aspirer le fuel très lourd, ce qui nécessite d'augmenter la température de préchauffage et d'opérer à 1450C sous 35 bar. Au passage, il faut signaler que ces conditions opératoires peuvent poser des problèmes de résistance des joints de pompes, conçues généralement pour fonctionner à 1 25°C sous 25 bar. Avec ce fuel très lourd, on obtient une flamme "difficile", qui a tendance à fumer. Le technicien de conduite va alors réduire le débit du brûleur et augmenter l'excès d'air. Ce qui se traduit évidemment par une chute du rendement.

Progressivement, on en arrive à pomper la fraction plus légère. A ce moment, la température de préchauffage est trop élevée pour le produit, la pulvérisation est trop violente et les particules de fuel vont trop loin. On se trouve alors confronté au risque de formation d'imbrûlés gazeux (CO et CnHm).

De façon plus générale, la flamme étroite et la chambre "froide" (400-450'C) des chaudières à tubes de fumées ne peuvent garantir une bonne combustion: dès qu'un atome de carbone s'échappe de la flamme, son oxydation n'est plus assurée (dans les chaudières à tubes d'eau, les tubes étaient séparés par des pièces en céramique dont la température pouvait monter jusqu'à 800'C). Il en résulte la formation d'imbrûlés solides et la nécessité d'installer un dépoussiéreur et d'arrêter périodiquement la chaudière pour ramoner, ce qui est une mission impossible dans la pratique. Une raison de plus pour passer au gaz, plus facile à brûler, ce qui a en outre favorisé encore davantage les chaudières à tubes de fumées. Ainsi l'industrie glisse vers la mono-énergie fossile qui lui interdira de bien négocier ses contrats d'achat de combustible, et qui lui interdit de repasser au fuel : il s'agit donc d'une double dépendance économique et de sécurité

Les risques du gaz naturel

Car entre temps, bien sûr, le gaz naturel est arrivé et les équipements nécessaires à son utilisation (vannes de sécurité, brûleurs, automatismes) se sont développés et sont aujourd'hui parfaitement au point. On connaît tous les atouts du gaz, sa facilité de combustion, sa propreté. On oublie le plus souvent de mentionner le seul vrai problème posé par son utilisation : la formation de CO, que personne ne mesure dons les fumées, mais qui peut s'y trouver en quantité importante et plus gênante que les NOx. La formation de cet imbrûlé gazeux peut avoir deux origines.

La première concerne le passage des chaudières fuel existantes au gaz. Si la chaudière fuel a été bien conçue avec une chambre et un brûleur correctement dimensionnés, il n'en sera plus de même pour le gaz : la flamme de gaz a normalement besoin d'un volume de chambre 20 à 30% supérieur car elle rayonne moins, ce qui ralentit l'oxydation du carbone. Dans une chambre dimensionnée pour le fuel, on risque donc fort de produire du CO et la seule solution est alors de détartrer la chaudière.

La seconde raison est liée aux variations du PCI du gaz naturel et à la difficulté qui en résulte de prérégler l'excès d'air. Le gaz, provenant de diverses origines géographiques, présente en effet des compositions chimiques différentes et un PCI qui peut varier, à l'extrême, de plus de 20%. Si le réglage de l'excès d'air s'effectue au moment où le PCI est maximum, le seul risque encouru est d'avoir trop d'air quand il sera plus faible, d'où une perte de rendement. Mais si le réglage s'effectue au moment où le PCI n' a pas sa valeur maximale, alors on risque de se trouver à certains moments en défaut d'air et de produire du CO. La solution existe : on trouve sur le marché des appareils type 'comburimètre" qui mesurent en permanence le PCI du gaz, ce qui, avec une mesure d'oxygène dans les fumées, permet d'asservir en temps réel le débit d'air comburant aux caractéristiques du combustible. Mais on en trouve rarement dans les chaufferies industrielles (ils sont davantage utilisés pour le réglage des fours).

Il faut se souvenir, dans ces deux circonstances productrices de CO, qu'il s'agit d'un gaz combustible susceptible de provoquer des explosions s'il vient au contact d'une paroi chaude. Tout ceci explique que l'usage du gaz nécessite une réflexion appuyée.

DEUXIÈME ÉTAPE - LA DISCUSSION

Depuis le pas de la porte, pour ainsi dire, il est donc possible de voir si la chaufferie est capable ou non de fournir le débit nominal. Il est également possible de porter un jugement sur sa facilité ou sa difficulté d'exploitation, et même parfois sur les dangers éventuels, en observant la conception d'ensemble : tableau de contrôle-commande, disposition des équipements, position des niveaux à glace qui permettent ou non de bien voir le niveau d'eau, âge de la boîte de régulation. Il faut signaler à ce propos que les boîtes mécaniques à rotation renferment certaines pièces en plastique qui durcissent avec le temps et deviennent fragiles. En cas de rupture de l'une d'entre elles, la fonction correspondante n'est plus assurée. S'il existe un système de contrôle, il déclenchera une panne ; mais s'il n'y en a pas, la situation peut devenir dangereuse.

Toutes ces observations sont ensuite complétées et confortées par une discussion avec l'exploitant afin de juger de son niveau de compétence et de ses capacités de réaction. Ce sondage est indispensable pour savoir s'il est capable d'exploiter la chaufferie en toute sécurité.

TROISIEME ETAPE - LA VISITE DÉTAILLÉE

Nous voici enfin à l'intérieur de Ici chaufferie, pour un examen détaillé et précis - mais toujours visuel - des différents circuits : circuit du combustible jusqu'au brûleur et sa régulation ; circuit de l'eau depuis l'entrée de l'eau brute jusqu'à la sécurité de manque d'eau ; sortie de vapeur ; évacuation des fumées. L'expert regarde chaque équipement, chaque appareil, tout en demandant des explications au conducteur de la chaufferie : le manœuvre-t-il ? avec quelle fréquence ? pour quelles raisons ?

Autre point important : estimer la qualité du fluide produit, et notamment de la vapeur. Un examen attentif de la conception de la chaudière suffit pour savoir s'il y a ou non primage en régime transitoire. Le primage est un phénomène trop souvent ignoré des industriels. Or, il peut se traduire par des échangeurs dégradés et des canalisations embourbées. Mais la plupart des industriels et des exploitants de chaudière l'ignorent. La raison en est simple : la thermique pratique, applicative, science autrefois "noble", n'est plus suffisamment enseignée, à quelque niveau que ce soit, si bien que plus personne ne sait conduire une chaudière.

DERNIÈRE ÉTAPE - CALCULER LE RENDEMENT

Il existe deux méthodes pour calculer le rendement d'une chaudière : le bilan massique, Ici plus complexe mais la plus sûre, ou le bilan par les pertes, la plus courante mais en réalité la plus délicate.

Bilan massique

On calcule d'un côté l'énergie entrante, c'est à dire celle du combustible (débit x PCI) et celle de l'eau d'alimentation (fonction de sa température), de l'autre l'énergie utile sortante, c'est à dire celle de la vapeur produite, corrigée éventuellement du primage. Le rapport de la seconde à la première fournit le rendement massique, qui n'est pas contestable.

Cette méthode se heurte à deux difficultés. D'abord, la détermination du PCI du combustible: sur le fuel lourd, l'erreur est assez faible, mais peut quand même atteindre 2% particulièrement quand il vient de l'étranger ; sur le gaz naturel, on l'a vu, l'incertitude est assez large. Ensuite, la qualité des mesures. Il est en particulier nécessaire d'appliquer la méthode en temps réel, de façon à établir les corrélations et effectuer la correction des réglages. C'est la seule manière d'apprécier réellement la qualité de la combustion. Avec le fuel lourd, par exemple, il est nécessaire de mesurer à la fois le PCI et la viscosité, car ce dernier paramètre conditionne le réglage du brûleur. Et ce n'est pas parce que le rendement calculé est bon qu'il faut s'en satisfaire. Encore faut il savoir pourquoi afin de pouvoir retrouver ultérieurement les conditions de fonctionnement correspondantes.

Bilan par les pertes

Plus simple en apparence, cette méthode réclame en fait une très grande expérience de la part de l'opérateur. Il faut en avoir fait beaucoup, dans des situations très différentes, avant d'être capable d'éviter les pièges, qui sont nombreux. La méthode, on le sait, consiste à sommer toutes les pertes.

a. Pertes par les parois :

On ne peut pas se fier pleinement aux données du constructeur, d'une part parce que le calorifugeage a pu se dégrader, d'autre part parce que le chiffre indiqué à l'origine est un minimum (le constructeur est souvent optimiste) correspondant au régime nominal de la chaudière. Si la chaudière fonctionne à régime plus faible, les pertes relatives augmentent. Leur détermination précise réclame en fait un travail méticuleux : partager les parois en carrés élémentaires et mesurer les déperditions par rayonnement et convection naturelle de chaque carré. Les sources d'erreurs sont nombreuses, par exemple la présence de points singuliers ou l'évaluation de l'émissivité de la surface en présence d'aspérités. Il est facile de se tromper d'un facteur trois - et encore, dans les cas simples.

- Chaleur sensible des fumées : Il faut connaître la différence de température entre l'air aspiré au brûleur et les fumées, mesure simple côté air, moins simple côté fumées ; la masse des fumées, qui se détermine par une mesure de leur teneur en oxygène (mesure devenue plus fiable que celle de la teneur en C02) ; et leur masse volumique, donnée habituellement fournie par des tables mais qu'il est parfois nécessaire de calculer en revenant à la chimie des gaz.

- Imbrûlés : Il n'y a jamais d'hydrogène, car sa température d'allumage est très basse. En revanche, il faut tenir compte du soufre, ce qui ne peut pas se faire simplement sur Place, du carbone dont la teneur n'est pas si facile à mesurer (les mesures d'opacité ne donnent que des résultats approximatifs), et enfin du CO, dont la mesure est devenue indispensable avec le gaz naturel et qui est régulièrement omise.

b. Primage : Son évaluation requiert une analyse chimique de l'eau de chaudière et des condenses :

La somme des pertes, retranchée à 100%, fournit effectivement le rendement de la chaudière, mais pas l'énergie produite. Pour accéder à cette donnée tout aussi importante, il faut en outre déterminer soit l'énergie entrante, soit évidemment l'énergie sortante. Comme cette dernière est plus délicate à évoluer (mesures sur la vapeur avec

corrections de température et de pression), on se rabat le plus souvent vers la détermination de l'énergie entrante avec les imprécisions déjà évoquées sur les PCI.

Connaissant l'énergie entrante et le rendement, il est facile d'en déduire les tonnes de vapeur produites. Et c'est ici que l'expérience parle : il ne faut pas s'en contenter. Il est toujours nécessaire de mesurer quand même l'énergie sortante afin de 'boucler" le bilan effectué. La divergence éventuelle entre la valeur calculée et la valeur mesurée met en lumière soit des dysfonctionnements inconnus (par exemple des pompes saturées incapables de fournir le débit prévu), soit le plus souvent des erreurs de mesure ou d'appréciation du PCI.

La détermination précise et fiable du rendement de combustion d'une chaudière n'est donc pas une tâche simple, à confier à n'importe qui. Les mallettes portables peuvent-elles faciliter le travail ? Elles peuvent effectivement se révéler utiles à condition surtout que le programme informatique résidant dans le microprocesseur ait été bien conçu, mais aussi d'en connaître les limites : leurs constructeurs annoncent souvent un calcul de rendement de chaudière, ce qui est faux. Le rendement calculé est un "rendement sur les fumées" et la détermination du vrai rendement de la chaudière implique de prendre en compte aussi les pertes par les parois et les imbrûlés, ainsi que le PCI du combustible, avec toutes difficultés déjà évoquées. La seule solution vraiment rigoureuse est de brancher tous les capteurs nécessaires, de centraliser leurs données sur un ordinateur équipé d'un logiciel adapté, qui établit la chimie des gaz et de calculer le rendement en temps réel à toutes les allures de chauffe.

Ces exigences de rigueur et les difficultés qui en découlent jettent une ombre sur la portée réelle du décret n°98-817 du 11 septembre 1998 relatif aux rendements minimaux et à L'équipement des chaudières de puissance comprise entre 400 kW et 50 MW.

Par fritih
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Samedi 11 juin 2005

  Obligation d'achat de l'électricité
Article 10 de la loi électricité du 10 février 2000
Loi électricité  texte consolidé
Limites de puissance par type d'installation
décret du 6 décembre 2000
 Tarifs d'achat de l'électricité
Biogaz de décharge arêté du 3 octobre 2001
Méthanisation arrêté du 16 avril 2002
 Conditions d'achat de l'électricité
Installations entre 12MW et 36kVA
décret du 10 mai 2001  décret consolidé
Installations d'une puissance égale ou inférieureà 36kVA
arrêté du 13 mars 2002

 Démarches administratives
Autorisation d'exploiter les installations
de production d'électricité
décret du 7 sept 2000|tableau synthétique
Simplification des procédures applicables aux producteurs d'électricité à partir de source d'énergies renouvelables

 

 

 

Divers :
  • Memento des démarches à effectuer par un nouveau producteur d'électricité souhaitant bénéficier de l'obligation d'achat
  • Suppression de la possibilité de renouveler le contrat à l'issue de la durée initiale de 15 ans arrêté du 26 mars 2003
  • Programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité arrêté PPI 7.03.2003 (.pdf)
  • Modèles indicatifs de contrats d'achat de l'électricité produite par biogaz de méthaniseur conditions générales l conditions particulières 17.2.2003
  • Par fritih
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    Samedi 11 juin 2005

    La petite, mini, micro cogénération présente de nombreux avantages. Nos voisins européens l'ont bien compris et ont développé de nombreuses installations de petite cogénération dans les piscines, hôpitaux, centres commerciaux, bâtiments administratifs, petite industrie, hôtels...

    Nous traiterons prochainement l'ensemble des caractéristiques des petites, mini et micro cogénérations : aspects réglementaires, tarifaires, économiques et techniques - spécificités du raccordement des installations aux réseaux publics - différentes filières technologiques.

    Par fritih
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    Lundi 13 juin 2005
    • C’est quoi ?
    C’est un organe de SECURITE imposé par :
    •
      Règlement Sanitaire Départemental type (article 16.3)
    •
      décret n° 2001/1220 du 20/12/2001 du Ministère de la Santé Publique (article 39)
    •
      norme NF P 43010 : « Disconnecteurs à zone de pression réduite contrôlable »

    Il empêche les retours d’eaux polluées vers le réseau d’eau potable (public ou privé)

    • L’idée des textes :
    Toute personne propriétaire d’une installation raccordée au réseau d’eau potable, doit protéger ce dernier à hauteur des risques qu’il lui fait courir.
    • Où cela s’installe-t-il ?
    Sur l’alimentation d’eau potable des installations qui présentent un risque de pollution par retour d’eau.

    • Responsabilités.
    En cas de pollution du réseau d’eau potable, le premier responsable est le propriétaire de l’installation. S’il n’y a pas de protection, ou si le disconnecteur n’a pas été contrôlé dans les 12 derniers mois, l’assurance peut ne pas couvrir les frais. De plus, la responsabilité civile aussi bien que pénale du propriétaire de l’installation peut être recherchée.

     Comment dégager sa responsabilité ?
    Protéger les installations qui représentent un risque de pollution du réseau d’eau potable public ou privé.

    Il existe six familles que l’on peut classifier en trois catégories :
    Les circuits fermés (donc eau non potable)

      1 • Les installations de chauffage à eau chaude de plus de 70 kW
      2 • Les installations de climatisation à eau glacée
    (Les disconnecteurs non contrôlables ne sont autorisés que pour les installations de chauffage de moins de 70 kW)

    Les circuits stagnants (eau non potable - pas réalisés avec des matériaux de qualité alimentaire)
      3 • Les réseaux d’incendie
      4 • Les réseaux d’arrosage enterrés

    Autres
      5 • Les liaisons avec une source non-potable (puit, citerne, rivière…)
      6 • Les installations ou process alimentés en eau potable et contenant des produits non potables voire toxiques.

    Pose d'un disconnecteur contrôlable
    Pour être conforme, le disconnecteur contrôlable doit être posé selon les prescriptions de la réglementation (voir Guide Technique n°1) et contrôlé au moins un fois par an par un technicien qualifié.

    >>>
    Schéma de pose d'un disconnecteur : 10 points à respecter

    Quelque textes :
    •
      Décret 2001-1220 du 20/12/2001 modifié relatif aux eaux destinés à la consommation humaine
    En particulier les articles 39 et 43.
    •
      Circulaire du 09/08/1978 modifiée relative à la révision du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT)
    Article 16.3 : « Réservoirs de coupure et appareils de disconnection »
    •
      Guide Technique n°1 (avril 1987) : Protection sanitaire des réseaux de distribution d’eau destinée à la consommation humaine.

    Règles de pose et implantation en annexes
    •
      Norme NF P 43-018 (juin 1990) Appareillage de contrôle sur site des ensembles de protection sanitaire des réseaux d’eau potable.( Description de la mallette et des opérations de contrôle).
    •
      Norme NF S 62-201 (juin 2000) Matériel de lutte contre l’incendie. (Règles d’installation et de maintenance
    En particulier § 5.1)
    •
      Arrêté du 7/04/1981 : Disposition techniques applicable aux piscines (Article 2).
    •
      La norme NF P 43010 : « Disconnecteurs à zone de pression réduite contrôlable »

    Par fritih
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