Sept partenaires internationaux s'unissent pour maîtriser l'énergie du futur

Publié le par FRITIH Mouffak

Six pays (Chine, Corée du sud, Etats-Unis, Inde, Japon, Russie) et l'Union européenne ont signé mardi à Paris le traité Iter, un projet de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire qui vise à fournir dans plusieurs décennies une énergie propre et illimitée.

Cet accord de plus de 10 milliards d'euros, signé au palais présidentiel français de l'Elysée, constitue l'aboutissement de plusieurs années d'âpres négociations internationales qui ont abouti en juin 2005 au choix du site français de Cadarache (Bouches-du-Rhône).
La construction du réacteur Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) devrait commencer en 2008 et durer une dizaine d'années, avec une mise en exploitation attendue pour 2018. Les scientifiques espèrent aboutir à une production industrielle dans une quarantaine d'années, à un moment où les réserves prouvées de pétrole arriveront à épuisement.
La signature du traité "est une nouvelle étape d'une aventure tout à fait exceptionnelle", s'est félicité le président Jacques Chirac dans une allocution, en soulignant que ce projet représentait "l'association sans précédent de sept grands partenaires du Nord et du Sud", représentant la moitié de l'humanité.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a qualifié cette signature de "très grand événement" et souligné, comme après lui les ministres représentant les pays partenaires, qu'Iter répondait au double défi de la sécurité énergétique et du changement climatique.
La fusion nucléaire contrôlée, au coeur du projet, s'inscrit dans la quête d'une source d'énergie nucléaire plus "propre" et illimitée.
Solution de rechange à la fission nucléaire, la fusion thermonucléaire contrôlée fera l'objet de longues recherches au sein du futur réacteur Iter. Elle vise à reproduire ce qui se passe au coeur du soleil.
"C'est la main tendue aux générations futures, au nom de la solidarité et de la responsabilité", a affirmé M. Chirac en expliquant que, si l'on parvenait à maîtriser la fusion, on pourrait "tirer d'un litre d'eau de mer autant d'énergie que d'un litre de pétrole ou d'un kilo de charbon".
"Echange et partage entre scientifiques du monde entier, partenariat international", Iter "c'est la victoire de l'intérêt général de l'humanité, a affirmé le président français qui a estimé également que le choix du site français de Cadarache témoignait "de la qualité et de la compétitivité de nos équipes et de notre environnement".

Publié dans Energie

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